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19 febbraio 2005

La propagation de la liberté ... mais: la question ne sera pas posée (Le Monde)

L'éditorial du "Monde 2" par Edwy Plenel LE MONDE | 17.02.05 | 13h53 La question ne sera pas posée George W. Bush veut changer le monde. Si nous ne l'avions pas compris, Condoleezza Rice est venue nous le rappeler, l'autre semaine. Son refrain : non au statu quo, vive la liberté ! Soigneusement mis en scène à l'Institut d'études politiques de Paris, le discours de la secrétaire d'Etat américaine cherchait à séduire en la réveillant notre vieille Europe assagie, parfois fatiguée, souvent résignée. Puisque "nous sommes d'accord sur les menaces entremêlées auxquelles nous faisons face aujourd'hui", a- t-elle expliqué le 8 février, menons ensemble, Américains et Européens, ce combat pour "la propagation de la liberté". Le médecin le plus ignare le sait : l'efficacité d'un remède est indissociable de la qualité du diagnostic. A cette aune, l'énumération précise des "menaces" n'est pas indifférente. Or la liste de Mme Rice est limitative, strictement sécuritaire : "Le terrorisme, la prolifération d'armes de destruction massive, les conflits régionaux, les Etats défaillants et le crime organisé." Des dangers qui pèsent sur la liberté des peuples du monde sont ainsi exclus les déséquilibres sociaux, les désordres environnementaux, les inégalités entre continents, pays et classes, l'opulence, voire le gaspillage des uns, la misère, voire la faim des autres, tout ce qui relève de l'écart entre riches et pauvres. La liberté de Condoleezza Rice ne se préoccupe pas de l'égalité. UNE RÉVOLUTION BEL ET BIEN CONSERVATRICE C'est même une liberté politique qui se conjugue avec l'inégalité sociale, et ne s'en cache pas. La veille du discours parisien de sa secrétaire d'Etat, le président Bush avait présenté son projet de budget pour 2006, dont l'exercice commencera en octobre 2005. Toutes les dépenses sécuritaires, du militaire au spatial, augmentent quand tous les budgets sociaux baissent. Logement et développement urbain, justice, environnement, transports, infrastructures ferroviaires, aide aux pays pauvres, lutte contre la drogue à l'école, combat contre l'illettrisme, etc. : qu'il s'agisse des douze ministères concernés ou de cent cinquante programmes spécifiques, ce ne sont qu'économies drastiques quand, dans le même temps, les recettes fiscales ont atteint, en 2004, leur niveau le plus faible depuis 1959 ! Les riches paient de moins en moins et les pauvres sont de moins en moins aidés. Socialement, la révolution de M. Bush et de Mme Rice est bel et bien conservatrice. Il en va des beaux discours comme de n'importe quelle information. Ils méritent d'être recoupés, confrontés à leurs silences, replacés dans leur contexte. On aurait donc aimé que la discussion policée qui a suivi l'exposé de Mme Rice la place devant cette contradiction : quelle est la force d'une liberté qui, loin de se préoccuper des inégalités, les aggrave ? Quel niveau de pauvreté peut supporter une démocratie digne de ce nom ? Comment nos nobles idéaux pourront-ils séduire durablement des populations misérables si nous aggravons leur misère ? UN MONDE PLUS INÉGAL QUE JAMAIS La question n'est pas académique. En 2004, un rapport du PNUD sur la démocratie en Amérique latine, continent qui commence le siècle avec un nombre de régimes démocratiques sans équivalent dans son histoire, révélait qu'une majorité de latino-américains étaient néanmoins prêts à soutenir un régime autoritaire s'il résolvait les problèmes sociaux. Pourtant, ces dernières années, la pauvreté a apparemment diminué en Amérique latine, en pourcentages globaux du moins. Mais, dans le même temps, le fossé social n'a cessé de se creuser : de nos jours, les 10 % les plus pauvres y ont quarante fois moins de revenu que les 10 % les plus riches, contre vingt-quatre fois moins il y a vingt ans. Certes plus riche, notre monde globalisé est surtout plus inégal que jamais. Comment s'étonner, dès lors, pour s'en tenir à l'exemple latino-américain, du succès du populisme d'Hugo Chavez ou de la popularité maintenue de la dictature castriste ? C'est la question dérangeante que suggérait cette enquête du PNUD, soulignant que la citoyenneté sociale n'est pas un luxe, mais une condition démocratique et que la lutte contre les inégalités est, en fait, un gage d'efficacité économique. A Paris, la question sociale n'a pas été posée à Condoleezza Rice. C'eût sans doute été une interpellation fâcheuse, comme celle de cet étudiant homonyme de fils de ministre sur l'impopularité de George Bush au Moyen-Orient qui fut préventivement écartée, au risque du ridicule pour la réputation de Sciences-Po et de son école de journalisme. Le social est devenu la question qui fâche, le gros mot de nos temps de "deuxième Restauration", pour reprendre l'image du philosophe Alain Badiou (Le Siècle, Seuil, 22 euros). Paradoxalement, quand les maîtres de notre époque prétendent changer le monde, c'est pour ne rien changer au réel. Sous l'obsession sécuritaire gît l'immobilisme social.




permalink | inviato da il 19/2/2005 alle 9:56 | Leggi i commenti e commenta questo postcommenti (0) | Versione per la stampa
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